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Analyse Box Office – Gérard Depardieu P1 – 70’s

Après avoir analysé beaucoup de chiffres américains, attaquons-nous un peu à la France. Analysons la carrière de Gérard Depardieu. L’acteur est-il toujours « bankable » ? l’a-t-il toujours été ? Comment sa carrière a-t-elle évolué ? Nous étudierons tous ses films sur 4 décennies.

Commençons donc par le début de sa carrière en 1971 et la décennie qui suivit. Ainsi sa première apparition comme second rôle  dans le film de Michel Audiard, lui permis d’être dans un film qui eut un succès relatif avec 800 000 entrées. Il enchaina ensuite apparition ou second rôle entre 1971 et 1974. Son premier « premier » rôle dans « Pas si méchant »  en février 74 attira tout de même plus de 500 000 entrées. La même année il explose à l’écran avec « les valseuses » de « Bertrand Blier » pas moins de 5,7 millions de spectateurs. Il va alors tourner quelques films comme second rôle pour ensuite être toujours la tête d’affiche. Mais l’acteur n’attire pas encore par son nom. Seul 2 films dans lesquels il est rôle principal dépasseront à peine le million d’entrées (1900 et préparez vos mouchoirs). L’acteur tout de même cumul sur la décennie plus de 31 millions de spectateurs.. Ci dessus le tableau récapitulatif de la fréquentation de tous les films de Gérard Depardieu. Ci-dessous, tous les films où l’acteur est le rôle principal.


Denzel Washington – Analyse de carrière et droit de réponse !

Ce matin en me levant je vais lire un article publié sur Yahoo Cinéma et quelle ne fut pas ma surprise de lire que Denzel Wahington n’est plus un acteur « bankable » . C’est à dire un acteur qui remporte de l’argent. De plus dans l’article Tom Cruise, Matt Damon et will ferrel sont également catégorisés comme tels.

Même si on pourrait trouver certains point d’accords pour ces 3 acteurs, on ne peut pas en faire des généralités. Ainsi Green Zone est bien un « bide » pour Damon 94 millions de recettes contre 100 millions de Budget. Mais pas « The Informant » qui a rapporté deux fois plus qu’il n’a couté ! Pour Tom Cruise même si ses derniers films ne font plus autant recette, les producteurs ne perdent pas d’argent dessus. Son dernier film « knight and day » a rapporté 300 millions de dollars dans le monde.

Quant à Will Ferrel il a en effet connu une carrière en dent de scie mais ses deux derniers films font recettes. (The Other Guy et Megamind).

Vous pouvez lire l’article en cliquant ici.

J’ai décidé de me focaliser sur Denzel Washington en vous montrant les preuves que l’article a été vite écris, qu’aucune recherche n’a été faite et qu’il contient des erreurs et participent à la désinformation !

Avant de commencer mon analyse de la carrière de Denzel, il faut rappeler que pour vraiment comprendre la rentabilité d’un film il faut savoir que en plus des recettes en salle, les producteurs et les studios amassent de l’argent sur les ventes du film à l’étranger, à la télévision, sur les produits dérivés et les ventes et location de DVD !

Sachant que les recettes en salle sont partagées avec les salles de cinéma elles-même. Enfin quand le budget d’un film est annoncé il ne prend jamais en compte le marketing et la communication qui peuvent parfois doublé les dépenses d’un film !

Tous ces chiffres sont rarement accessibles. Donc on ne peut réellement jamais savoir si un film a bien fonctionné ou pas.

Voila ce qu’il est dit sur Denzel Washington dans l’article :

« Pour Denzel Washington aussi, il est loin le temps des rôles légendaires incarnés avec brio dans Philadelphia, Malcolm X ou encore Training Day, qui lui a valu de remporter l’Oscar du meilleur acteur en 2001. Mauvais choix ou mauvaise passe, L’attaque du métro 123 était sûrement le film d’action de trop, qui expulse Denzel Washington dans les filets du classement outsiders. »

Pour démontrer l’absurdité de cette affirmation j’ai donc récolté les recettes mondes, USA, et budgets de tous les films de Denzel des années 2000 ainsi que Philadelphia et Malcolm X.

Le tableau ci-dessous est un récapitulatif. On pourrait prendre en compte qu’un film est déficitaire quand il rapporte moins d’argent qu’il n’en a couté.

Il est commun de considérer un film comme profitable quand ses recettes en salle sont deux fois supérieurs au budget initial du film.

Comme je l’expliquais on ne connait pas toutes les autres recettes et dépenses donc on ne peut vraiment rien affirmer.

En appliquant cette règle a Denzel Washington On peut tirer la conclusion suivante :

  • Sur les 10 dernières années aucun film de Denzel Washington est déficitaire.
  • 8 films sur les 13 dans lesquels il a participé sont profitables, ils rapportent 2 fois plus d’argent que le budget initial
  • 5 films se situent dans la zone entre les 2. Mais de manière disparates. « Out of Time » (2003) et « The manchuriane candidate » (2004) ont seulement rapporté en salle 20 % de plus que leur budget. Mais « Antwone Fisher » (2002) ou « Man On Fire » (2004) ont eux engrangé 86 % de plus
  • Quant à « The Taking of Pelham 1 2 3 » (2009) il a rapporté 50 % de plus. Selon quel critère le rédacteur de l’article peut  affirmer que c’est ce film qui l’a expulsé dans les filets des outsiders ? Car le film est clairement profitable. Le rédacteur a peut être confondu qualité du film, et de la performance des acteurs avec rentabilité !
  • Prenons l’exemple des films qui sont mis en avant dans l’article. Philadelphia (1993) est en effet très profitable 800 % de plus que le budget ! Mais « Malcolm X » est moins profitable que « The Taking of Pelham 123″(2009) !
  • Quant à Training Day (2001) qui est considéré comme le film pivot, il a la même rentabilité que « The Book of Eli », soit le dernier film de Denzel en 2010  qui a fini son exploitation cinématographique.
  • De plus en 2002, 2006 et 2007, les films sortis après Training Day sont profitables pour les studios.  John Q. (2002) + 184 %, Deja Vu (2006) + 140 %, Inside Man (2006) + 300 % et American Gangster + 166 %.
  • On peut enfin supposé que le rédacteur a confondu faible recette = Bide. Mais les films de Denzel Washington qui n’ont pas fait recette tel que « The Great Debaters » (2007), Out Of Time » (2003) ou « Antwone Fisher » (2002) n’ont pas couté beaucoup d’argent à réaliser. Bien qu’ils n’aient pas amassé beaucoup d’argent en salle, ils n’en ont pas perdu non plus.


Analyse du succès de la franchise SAW

Saw est un film d’horreur produit par le studio lionsgate. C’est un film à petit budget qui a permis au studio de lui rapporter pas mal d’argent depuis 7 ans que ce soit en exploitation en salle ou par les produits dérivés.

Le 10 novembre sortira en France le 7e et dernière suite du film dans le quel on retrouvera l’acteur ayant joué dans le 1er film. Ce film intitulé Saw 3D clôt la franchise en beauté, on peut dire, en sortant en relief dans les cinémas. On peut voir que pour combler les pertes liées à l’érosion de l’audience les studios, que ce soit pour un film pour enfant, Shrek, ou un film d’horreur utilisent la même technique  savoir une innovation technique qui n’en ai pas une puisqu’elle est née il y a plus de 70 ans !

20 millions de dollars ont tout de même été utilisé pour réaliser le 7e film soir 2 fois plus que pour le 6e et 20 fois plus que pour le 1er.

Je profite donc de cette sortie pour revenir sur les performances de la franchise aux États-Unis, en France et dans le monde.

Recettes aux états-unis

On peut voir dans le graphique qu’après un départ plutôt correct, avec 55 millions de dollars pour un budget de 1 million, le bouche à oreille et l’effet de curiosité aura permis au second opus d’amasser 87 millions de dollars. Mais à partir du 3e film, ce qui parait évident sauf quelques exceptions, la fréquentation subit une baisse plutôt régulière puis entre le 5e épisode et le 6e, c’est une chute de 51 % de recettes. Selon mes projection le 7e épisode permettrait de stopper cette chute de recettes. Mais en nombre de spectateurs, comme le montre le tableau ci-dessous,  le 7e opus se classerait 6e sur 7.

Que ce soit en France ou dans le monde, la chute arrive non pas au 3e opus mais au 4e. A l’international on retrouve le même pattern, à savoir une chute de 50 % entre le 5e et le 6e, à l’exception de la France où la chute n’est que de 12 %. Selon mes projections le 7e opus de par sa nouveauté technique et le retour de l’acteur mythique de la série, à savoir la première victime de Jigsaw, devrait faire mieux que le 6e.

Évolution de la fréquentation de la saga Saw en nombre de spectateurs en France.

Évolution de la fréquentation de la saga Saw en dollars dans le monde.

Tableau bonus :

Budgets des 7 films en millions de dollars

Cela nous permet de visualiser en comparant avec le tableau des recettes mondes, combien cette franchise même avec les  dernières contre performances a tout de même permis au studio de gagner de l’argent ou de ne pas en perdre.

Pourcentage du premier weekend dans les recettes totales de la saga aux états-unis en pourcentage

Ce tableau est intéressant dans le fait qu’il nous montre comment même en 7 ans l’exploitation du premier weekend d’exploitation de sortie d’un film est devenue cruciale. Cela montre la spirale dans laquelle le cinéma et la société sont entré, c’est-à-dire, tout est dans l’instantanée. On ne laisse plus le temps à un film à trouver son public, il faut maximiser les recettes en 3 jours !


SHREK – Evolution du Box office 3D ?

Alors que Dreamworks vient d’annoncer dans un communiqué de presse que Shrek 4 est le film de la franchise avec lequel elle a fait le plus de profits, penchons sur le succès de la série et analysons les différents chiffres du box office france, usa et monde.

Voyons un peu comment après  une forte baisse de fréquentation entre shrek 2 et shrek 3, le studio a utilisé la 3d pour réanimer le dernier film de la série avec un succès mitigé. La fréquentation  a été que déclinante pour les films de la série depuis 2004. Comment le studio a-t-il pu faire du dernier film le plus rentable de la franchise ? il a augmenté les droits de vente à l’étranger, à la télévision, la vente de produits dérivés, collectivisation des dépenses marketing avec d’autres marques ?

Comme nous le voyons ci-dessous, Shrek 4 est le film de la franchise qui a rapporté le moins d’argent au studio. On pourra penser que le studio en axant la stratégie de promotion du film sur la 3d a permis au niveau international un baisse peu significative des recettes. En effet Shrek 4 a subit une baisse totale chiffre d’affaire de 8 %. Mais si on se focalise sur les états-unis la baisse est de 30 %. En France paradoxalement le 4e film a rapporté plus que le 3e, + 5 % environ. En prenant en compte que l’euro a continué sa progression sur le dollar et qu’une séance 3d vaut 3 euros de plus qu’une séance normal, la 3d a permis malgré une baisse de fréquentation de rapporté la même somme d’argent au studio.

En effet si on regarde en valeur réelle (Tableau 2) on peut voir que la fréquentation en nombre de spectateur a pour le 4e film pratiquement retrouver le niveau du premier film, mais qu’en terme de recette le 4e film fait 150 % de plus.

Pour voir clairement l’intérêt de la 3D et d’un euro fort pour un studio américain voici les chiffres qui montre clairement l’avantage :

Shrek 1 VS Shrek 4 en France :

+ 26 % de fréquentation

+ 150 % de recettes

Si on se fit sur ces chiffres la 3d a permis de sauver environ 200 millions de dollars entre le 3e et 4e film de la série par rapport à l’érosion habituelle de l’audience des films à franchise.

 


Dernier Record pour AVATAR

Petit mise à jour, Avatar est devenu aujourd’hui le film ayant rapporté le plus aux États-Unis, il dépasse ainsi Titanic et établit un nouveau record à :

601,141.551 millions de dollars.

Et dans le monde son chiffre d’affaire est de :

2,048.130.844 millions de dollars.

Le film pourrait atteindre la barre jamais dépassée des 700 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis.